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LE PARTI DES FEMMES

LES FEMMES EN POLITIQUE

L’analyse du choix des françaises et des français le 6 mai dernier démontre, pour une part, que la France n’est pas encore mûre pour faire d’une femme la Présidente de la République. Cette maturité doit s’affranchir du poids d’une culture néo-machiste qui règne en principe absolu depuis la nuit des temps, régulièrement entretenue au fil des années par une société civile et politique masculine dont l’attitude dénote une certaine une forme de communautarisme sexiste.

Lors de la Fête de la Rose le 1er mai dernier, Odette Herviaux évoquait les réponses données par des lycéennes auxquelles ont posait la question suivante : « Si votre petit copain vous donnait une gifle, quelle serait votre réaction ?». Avec stupeur, voire même avec effroi, j’ai appris que certaines de ces jeunes filles avaient répondu : « Ca dépend, si je l’ai méritée… ». Avec cette réponse, on mesure le chemin qui reste à parcourir pour arriver, enfin, à une véritable égalité entre les femmes et les hommes.

Chacune et chacun d’entre nous avons bien présent à l’esprit toutes les discriminations dont sont victimes les femmes françaises, que ce soit pour l’emploi (80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes), les salaires, la protection sociale, et les atteintes à leur dignité comme à leur intégrité physique et morale aux travers des violences conjugales.

Notre candidate, Ségolène Royal, malgré la très forte légitimité que lui a donné le vote des militants le 16 novembre 2006, a elle aussi subi, et tout d’abord de son propre camp, des attaques machistes et dégradantes intolérables ; tout le monde se souvient des célèbres : « Et qui va garder les enfants ? » ou encore « La présidence de la République n'est pas un concours de beauté ! ». Ces attaques ont installées Ségolène Royal dans une « bulle » de soit-disant incompétence dont la droite n’a eue de cesse d’en faire la caractéristique implicite d’une candidature féminine ( … et de gauche … !).

Dans la continuité du formidable exemple qui vient de nous être donné par Ségolène Royal, le temps est venu pour les femmes de France de marquer, de leur présence, de leur implication, de leur vision originale des choses les futurs débats politiques qui se profilent à l’horizon. Le temps est venu de s’affranchir dans notre pays de la chape de plomb ancestrale qui pèse sur la condition féminine. Quand notre pays comprendra-t-il que l’approche qu’ont les femmes sur les différents problèmes de société ne constitue pas autre chose qu’une vision complémentaire qui participe à enrichir le débat politique ?

C’est par cette nouvelle approche que passera une véritable rénovation des partis et de la vie politique française. Oui, faisons confiance aux femmes, elles donnent la vie, elles donnent l’espoir aussi !

Mobilisons-nous pour que dans les trois circonscriptions du Morbihan où se présentent des femmes, le rassemblement des voix de gauche soit le plus large possible. Leurs victoires sont à portée de main, le vrai changement commence avec elles dans le Morbihan ! Béatrice, Françoise et Nathalie, on croit en vous, en votre compétence, en votre désintéressement, en votre sensibilité, en votre pugnacité pour faire avancer les idées de gauche dans notre département.

Les 10 et 17 juin prochains, clamons haut et fort, reprenant les paroles de Louis Aragon, que la femme est l’avenir de l’homme !

COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Vendredi 26 janvier 2007
Alors que les Français ont massivement rejeté l’année dernière le contrat « première embauche », Nicolas Sarkozy vient de proposer de faire évoluer le contrat de travail sur le modèle du contrat « nouvelles embauches », frère jumeau du CPE.
Cette forme de contrat, aux effets désastreux pour les salariés, n’a absolument pas faire la preuve de son efficacité sur l’emploi, moins de 10 % des CNE signés correspondant à des créations de poste selon le ministère de l’emploi.
Le modèle de société, fondé sur la précarité, que veut imposer Nicolas Sarkozy aux Français, est aux antipodes des attentes qu’ils ont manifestées à plusieurs reprises ces dernières années.
Le Parti socialiste dénonce la proximité des propositions de Nicolas Sarkozy et des exigences récurrentes du patronat le plus réactionnaire. Cette connivence constante démontre que le président de l’UMP est d’abord le candidat du moins disant social et fiscal.
La remise en cause de la durée légale du travail, du droit social, de l’impôt sur le revenu, des sources de financement de la sécurité sociale et du périmètre des services publics constitue le fondement du programme économique et social de Nicolas Sarkozy.
A l’opposé, Ségolène Royal propose d’inciter financièrement les entreprises à recourir au CDI, pour faire de cette forme stable d’emploi la référence en droit du travail.
Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises
 

Je tiens à féliciter personnellement Michel Platini pour sa brillante élection au poste de président de L’UEFA. Avec sa détermination habituelle et un travail de conviction sans faille, il a su rallier les suffrages de la majorité des 52 présidents de la fédération européenne de football.
L’élection de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football français à la tête d’une organisation qui regroupe l’ensemble des associations nationales de football de
toute l’Europe est porteuse d’espoir pour le football français mais également pour l’ensemble du football européen et le mouvement sportif français.
Trop d’affaires ont, en effet, troublé le monde du football ces derniers mois malgré l’enthousiasme suscité par la coupe du monde organisée en Allemagne l’été dernier.
Je pense notamment aux scandales financiers révélés en Italie et aux matches truqués, mais aussi au dopage qui tend à se généraliser dans les rangs des footballeurs
professionnels et amateurs. Je pense aux comportements racistes dans les stades Français, italiens, espagnols…qui doivent être bannis des pelouses pour faire en sorte
qu’un match de football soit une fête et non un défouloir violent pour une minorité d’individus.
Michel Platini défend une éthique et des valeurs qui nous sont communes : le respect de l’autre, la tolérance, la solidarité et l’épanouissement de la personne humaine.
Le parti socialiste s’engagera à ses côtés pour promouvoir le football dans ce qu’il a de meilleur et combattre certaines pratiques particulièrement  dangereuses comme
le dopage et la violence dans les stades.
Je lui souhaite donc bonne chance dans cette nouvelle aventure et lui assure que le parti socialiste se tiendra prêt, s’il le juge utile, à l’aider à défendre les valeurs
universelles du sport.
Communiqué de Safia Otokoré
Secrétaire nationale adjointe chargé du sport
 

Après avoir livré le fond de sa pensée devant la CGPME sur le contrat de travail précaire unique, Nicolas Sarkozy semble désormais avoir donné consigne à son entourage d’adoucir les angles et de reculer pour ne pas susciter la grogne des salariés et des jeunes, fortement mobilisés contre le CPE.
Dans un communiqué, Xavier Bertrand prétend que Nicolas Sarkozy ne propose pas la « généralisation du Contrat Nouvelles Embauches ». Or, devant la CGPME, Nicolas Sarkozy a très explicitement dit que « un contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français ».
Qui doit-on croire ? Nicolas Sarkozy lorsqu’il révèle les fonds de sa pensée, ou Xavier Bertrand lorsqu’il tente de la dissimuler ?

Communiqué de Presse de Julien DRAY
Porte Parole du Parti Socialiste

Par Marc LORET
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Jeudi 1 février 2007
Dimanche 28 janvier, 21 h. Ségolène Royal n’a pas encore fini son discours que Valérie Pécresse et Luc Chatel, porte-parole de l’UMP, publient déjà un communiqué pour lancer une polémique sur l’expression « nou ké cassé ça ». C’est la dernière trouvaille : Ségolène Royal veut « casser » la République !! La linguistique, ça tourne vraiment à l’obsessionnel à l’UMP. Un dimanche soir, à 21 heures !
Pour en être rendu à agiter la traduction erronée d’une expression créole, il faut vraiment avoir peur de débattre du fond des dossiers. Car débattre du fond, ça veut dire assumer les propos de Nicolas Sarkozy qui a dit un peu vite que son contrat de travail unique, c’était un CPE généralisé.
Débattre du fond, ça veut dire justifier la mise en place d’une franchise médicale de plusieurs dizaines d’euros. Débattre du fond, ça veut dire être contraint de s’expliquer sur la confusion permanente des moyens du ministère de l’intérieur et du QG de campagne du ministre candidat… Qu’ils ne comptent pas sur nous pour jouer à ce petit jeu.
La question centrale de cette campagne ne sera pas linguistique, elle sera sociale. Et ils auront à répondre de leur projet devant les Français.
Julien Dray
 
Bon,je sais,vous allez vous lasser. Vous allez vous dire qu’est-ce qu’elle a encore à nous raconter sur Sarko cette semaine,la petite Ariane ? (1)
Et bien figurez-vous, moi aussi je me lasse… Mais le problème, c’est que le Sarko, il n’en finit plus de causer. Et puis il est sans complexe, ce gars-là. C’est dingue, depuis que ses gentils communicants lui ont demandé de bien vouloir changer de registre pour ne plus faire peur aux Français, ils nous l’ont tout changé. Mais à un point que tu ne peux même pas imaginer… Le voilà qui se lève le matin en citant Blum aux ouvriers… Avec ma copine Fanny, on en est à se demander si on ne devrait pas lui envoyer les paroles de l’Internationale avant qu’il ne se mette à la chanter, poing levé, à l’issue de son prochain meeting…
Non là, il déconne. « Travailleurs » par-ci, « travailleurs » par-là… Ses électeurs vont finir par se paumer. On peut sans doute devenir président de la République sans prendre Arlette sur sa gauche… « Je n’accepte pas qu’il puisse exister des travailleurs pauvres » a-t-il scandé, à Saint-Quentin. Moi non plus, remarque. Alors comment il compte faire ? Ça, il ne le dit pas encore. Ça doit être pour ménager le suspens. Tu me diras, pas besoin de se faire des illusions, il suffit de lire dans La Tribune l’interview de Xavier Bertrand (je sais, ça fait très chic de lire La Tribune… C’est ma chance, je suis destinataire de la revue de presse).Il estime que « si un salarié perçoit une rémunération équivalente au Smic, le fait de travailler quatre heures supplémentaires par semaine augmente son revenu de près de 2 000 euros par an. » En gros, ce qu’ils te proposent à droite, c’est d’être payé pour le nombre d’heures que tu fais… Tu parles d’une avancée sociale ! Ce serait quand même le comble que les heures sup ne soient pas payées !
En revanche, rien n’est dit pour que ma voisine Louisette passe à temps plein alors qu’elle se tape un temps partiel (ménages du matin à l’ouest de Paris, ménages du soir à l’est…).
Rien non plus pour Julien et Sabine qui élèvent leurs deux mômes. Les heures sup, c’est la baby-sitter qui va les manger. Sarko, il n’a pas froid aux yeux… Il félicite à tour de bras, un vrai roi des moulinets : « À leur manière, les travailleurs sont des résistants contre la disparition d’un type de civilisation et d’un type d’homme qui respectent le travail comme une condition de la liberté. » Avec une brosse à reluire comme ça, tu n’te cires plus les pompes pendant deux ans…
Mais question vrai cadeau, mon « travailleur », il a intérêt à en faire des centaines de milliards d’heures sup pour l’intéresser, Sarko. Dans sa hotte, il n’a de surprises que pour les riches.
Son bouclier fiscal à 50 %,ça va protéger qui ? Toujours pas Louisette, Julien et Sabine, puisqu’ils ne sont pas prêts d’être redevables de l’ISF… Pour eux, Nicolas a simplement prévu d’enterrer le droit de grève. Logique. Dans sa « France d’après », les travailleurs seront précaires, mais HEUREUX !
Ariane Vincent
 
 
Lors du 7e Forum social mondial, qui s’est tenu à Nairobi, du 20 au 25 janvier, la présence record du nombre de Français et la contribution des socialistes français ont été remarqués. Les débats organisés par la délégation PS ont confirmé que nombre d’acteurs placent leurs espoirs dans une alternance politique à la tête de l’État français.
Pour la première fois, le Forum social mondial (FSM) s’est déroulé intégralement en Afrique. Et si la presse française a estimé que ce forum était un échec, c’est essentiellement parce qu’elle n’y a pas trouvé d’intérêt, dès lors que les « people » n’y étaient pas, alors que les organisations de la société civile africaine étaient largement représentées. Il y avait 15 000 participants à Porto Alegre en 2001. Ils furent plus de 50 000 cette année.
Un mouvement en mutation
Après sept années de forums sociaux, le mouvement altermondialiste est en mutation. Il doit résister à l’érosion du temps et au désintérêt médiatique qui masque l’ampleur des mobilisations. Il prétend rester fidèle aux idées de départ, tout en luttant contre sa propre institutionnalisation. Rien de tout cela n’estévident, d’autant que le rapport à la mondialisation est lui-même en évolution : on est passé de la posture « anti » au discours « alter ». De Nairobi sont sortis des mots d’ordre qui constituent des axes de travail : les moyens de lutter contre la guerre et de gérer les conflits en envisageant de prendre le compte le rôle des ONG. Ou la renégociation des accords de partenariat économique entre l’Union européenne et les pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) qui inquiètent les acteurs sociaux africains puisqu’ils sont perçus comme un facteur supplémentaire d’appauvrissement.
Comme les forums sociaux se refusent à être des lieux d’élaboration d’une idéologie cohérente, il y a un espace dans lequel Églises et organisations religieuses s’engouffrent de plus en plus. Porteuses d’un message spirituel, oeuvrant dans les structures de développement des coins les plus reculés,elles constituent désormais un acteur incontournable et peut-être structurant du mouvement, plus visible que les syndicats et plus efficace, dans certains endroits, que les partis politiques.
Campagne pour un travail décent
La participation française a marqué un record : près d’un millier de Français, un imposant stand de la CGT, la présence massive de plates-formes d’ONG comme le CRID (Centre de recherche et d’information sur le développement)… De nombreux élus locaux ont ainsi côtoyé la délégation socialiste française conduite par Harlem Désir. Présents au forum des autorités locales et au forum des parlementaires, nos camarades ont tenté de jeter les ponts d’une structure parlementaire progressiste internationale pour proposer un débouché politique et législatif au combat altermondialiste.
Pour la première fois, le secrétairegénéral de la Confédération syndicale internationale (CSI), Guy Ryder,a pris la parole lors de la séance d’ouverture. Il a également participé aux travaux du Forum progressiste mondial (FPM) qui s’est déroulé pendant le FSM. Le FPM, comme la CSI, a pris part aux débats menés dans le cadre de l’Alliance pour le travail décent. Le forum progressiste a lancé une campagne avec les syndicats africains pour que,à l’occasion de la prochaine Coupe du monde de football qui se tiendra en Afrique du sud en 2010, la construction des stades comme la production des produits dérivés se fassent dans des conditions décentes, selon les normes de l’OIT (Organisation internationale du travail).
Le FSM a permis une nouvelle fois de constater que le mouvement altermondialiste français, et au premier rang les ONG, attend beaucoup de l’échéance du printemps prochain. Le Parti socialiste a invité les ONG françaises, leurs partenaires du Sud ainsi que les syndicats présents à Nairobi à débattre des relations entre la France et l’Afrique et des perspectives d’un développement plus solidaire. Tout le monde a répondu à l’appel, illustrant la qualité du dialogue établi depuis plusieurs mois avec, notamment, la Coordination SUD et le CRID.Il en ressort que la France dispose pour la première fois depuis 1981 des moyens de changer les règles du jeu économique et diplomatique entre le Nord et le Sud.En effet, les attentes de la société civile française sont très fortes : le mandat chiraquien fut particulièrement peu convaincant en ce qui concerne la lutte contre « la Françafrique », et le PS suscite de nombreux espoirs de ce point de vue. Les socialistes peuvent donc jouer à plein la carte de la rénovation, à un moment où, dans le monde africain, l’Europe apparaît de plus en plus comme un prédateur économique quasiment aussi féroce que les Etats-Unis, à cause de la négociation des accords de partenariat économique. Il s’agit donc, au plan européen,de faire porter la voix d’une solidarité plus forte,et,au plan français, de prouver qu’un autre monde est possible.
Pierre Kanuty
Par Marc LORET
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