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LE PARTI DES FEMMES

LES FEMMES EN POLITIQUE

L’analyse du choix des françaises et des français le 6 mai dernier démontre, pour une part, que la France n’est pas encore mûre pour faire d’une femme la Présidente de la République. Cette maturité doit s’affranchir du poids d’une culture néo-machiste qui règne en principe absolu depuis la nuit des temps, régulièrement entretenue au fil des années par une société civile et politique masculine dont l’attitude dénote une certaine une forme de communautarisme sexiste.

Lors de la Fête de la Rose le 1er mai dernier, Odette Herviaux évoquait les réponses données par des lycéennes auxquelles ont posait la question suivante : « Si votre petit copain vous donnait une gifle, quelle serait votre réaction ?». Avec stupeur, voire même avec effroi, j’ai appris que certaines de ces jeunes filles avaient répondu : « Ca dépend, si je l’ai méritée… ». Avec cette réponse, on mesure le chemin qui reste à parcourir pour arriver, enfin, à une véritable égalité entre les femmes et les hommes.

Chacune et chacun d’entre nous avons bien présent à l’esprit toutes les discriminations dont sont victimes les femmes françaises, que ce soit pour l’emploi (80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes), les salaires, la protection sociale, et les atteintes à leur dignité comme à leur intégrité physique et morale aux travers des violences conjugales.

Notre candidate, Ségolène Royal, malgré la très forte légitimité que lui a donné le vote des militants le 16 novembre 2006, a elle aussi subi, et tout d’abord de son propre camp, des attaques machistes et dégradantes intolérables ; tout le monde se souvient des célèbres : « Et qui va garder les enfants ? » ou encore « La présidence de la République n'est pas un concours de beauté ! ». Ces attaques ont installées Ségolène Royal dans une « bulle » de soit-disant incompétence dont la droite n’a eue de cesse d’en faire la caractéristique implicite d’une candidature féminine ( … et de gauche … !).

Dans la continuité du formidable exemple qui vient de nous être donné par Ségolène Royal, le temps est venu pour les femmes de France de marquer, de leur présence, de leur implication, de leur vision originale des choses les futurs débats politiques qui se profilent à l’horizon. Le temps est venu de s’affranchir dans notre pays de la chape de plomb ancestrale qui pèse sur la condition féminine. Quand notre pays comprendra-t-il que l’approche qu’ont les femmes sur les différents problèmes de société ne constitue pas autre chose qu’une vision complémentaire qui participe à enrichir le débat politique ?

C’est par cette nouvelle approche que passera une véritable rénovation des partis et de la vie politique française. Oui, faisons confiance aux femmes, elles donnent la vie, elles donnent l’espoir aussi !

Mobilisons-nous pour que dans les trois circonscriptions du Morbihan où se présentent des femmes, le rassemblement des voix de gauche soit le plus large possible. Leurs victoires sont à portée de main, le vrai changement commence avec elles dans le Morbihan ! Béatrice, Françoise et Nathalie, on croit en vous, en votre compétence, en votre désintéressement, en votre sensibilité, en votre pugnacité pour faire avancer les idées de gauche dans notre département.

Les 10 et 17 juin prochains, clamons haut et fort, reprenant les paroles de Louis Aragon, que la femme est l’avenir de l’homme !

DEBATS PARTICIPATIFS

Samedi 3 février 2007

 Il faut mettre les Français au coeur du projet socialiste.

Il ne faut pas avoir peur des idées neuves.

Pour agir juste, il faut écouter.

Il faut débattre pour construire,ensemble, les réformes que nous ferons demain.

 signature de Ségolène Royal  

 

1ère CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Hervé PELLOIS
 
SAINT-AVE
Pour un développement plus juste et plus harmonieux des territoires
Jeudi 8 février - 20h30 - Au Dôme
FEREL
Quel avenir pour les jeunes ?
Jeudi 15 février - 20h30 - Salle Polyvalente
 
2ème CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Nathalie LE MAGUERESSE
 
Pas de nouvelles infos sur les prochains débats
 
3ème CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Jean-Pierre LE ROCH
 
 LOCMARIA-GRANDCHAMP
Vie chère : salaire, logement...
Intervenants : Daniel Baron et Loïc Laferrière
7 février - 20h30 - Salle des associations
PLESCOP
Vie chère , Crise du logement...
15 février - 20h30 - Salle polyvalente
 
PLUMELIAU
Développement durable en milieu rural
16 février – 20h30 - Salle des Fêtes

PONTIVY
Violences
22 février – 20h30 – Palais des Congrès

MOREAC
Précarité de l'emploi, Baisse du pouvoir d'achat
8 mars – 20h30 - Salle de la Médiathèque
 
4ème CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Béatrice LE MARRE
 
Chaque réunion traitera des thèmes suivants :
Economie/Emploi, Développement durable, Accès à la connaissance
 
MALESTROIT
Mardi 6 février 2007 - 20h30 - Salle Jehan
 
PLUHERLIN
Mardi 27 février 2007 - 20h30 - Salle polyvalente
 
GUER
Vendredi 2 mars 2007 - 20h30 - Salle de la gare
 
5ème CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Françoise OLIVIER-COUPEAU
 
Pas de nouvelles infos sur les prochains débats
 
6ème CIRCONSCRIPTION
Débats animés par Jean-Pierre BAGEOT
 
QUEVEN
Quel développement durable en zone urbaine et pavillonnaire ?
Dimanche 4 février à 10H00
Club du 3ème âge – Route de Gestel
Par Marc LORET
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Samedi 3 février 2007

Les OGM sont ils dangereux pour la santé?

L'étude qui accuse !

Voici un reportage sur les conséquences néfastes des OGM sur l'homme. Cette étude scientifique a été diffusée une seule fois sur Canal + mais semble manifestement interdite d'antenne sur les autres chaînes : vive la liberté de la presse !

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

Par Marc LORET
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Jeudi 8 février 2007

 A cette occasion, les départements bretons doivent montrer une capacité de mobilisation exemplaire !

Venez, et faites venir le maximum de militants et de sympathisants !

Par Marc LORET
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Vendredi 16 février 2007

Voici une analyse, qui paraît assez "honnête" parue dans "Le Monde" du 15 février que nous laissons à votre appréciation ...

Le Pacte Présidentiel mot à mot :

Discours de Ségolène Royal du 11 février 2007 à Villepinte

Ce discours, s'il reprend l'essentiel des 100 propositions, n'est pas construit de la même façon. On s'intéresse ici à l'analyse de son contenu. Celle-ci a été faite par mots-clés. Leur répétition ou leur absence permet de dégager des indications sur l'importance accordée à tel ou tel thème.

C'est un discours de Présidente qui se dit consciente de l'ampleur de la tâche qu'elle mènera à bien avec tous les Français "avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous".

Discours fortement personnalisé et volontariste :

  • le "je" ou le "moi" (221 fois) l'emporte nettement sur le "nous" (111)
  • "je veux, je dois, il faut, je m'engage" (83) l'emporte sur "je propose" (20)

On y retrouve des accents gaulliens "j'ai compris" et  mitterrandiens "je n'oublierai personne", F.Mitterrand avait dit "nous ne laisserons personne sur le quai".

Deux allusions autobiographiques à propos de :

  • l'éducation, "réaliser pour chaque enfant ce que j'ai voulu pour mes propres enfants"
  • l'excellence environnementale, "conviction qui remonte à mon enfance rurale".

Le style est simple et directe avec peu de citations sinon trois témoignages de "pauvres vies brisées".

1. la France est en situation de crise

Le mot "crise" revient 17 fois. La crise se manifeste dans tous les domaines. Les principales conséquences sociales en sont :

  • violence, insécurité, désordre : 24 fois nommés
  • pauvreté et précarité : 6
  • problème des banlieues : 3

Mais la France va "se relever" pour aller vers une "France neuve". Sa reconstruction passe par de solides piliers.

2. Les 7 piliers de la sagesse?

Pourquoi 7 et pas 3, économique, social, environnemental, constituant les piliers du développement durable pour S. Royal ; ou 9 comme dans les 100 propositions ? En fait c'est pour simplifier en regroupant certains thèmes, par exemple l'environnement est replacé dans le pilier "économie", comme le fait d'ailleurs justement S. Royal chaque fois qu'elle en parle. Et puis 7, c'est le chiffre parfait !

pacte_graphic_web.1171557954.jpg

Les % sont calculés en fonction du nombre de répétitions du mot-clé et des mots qui lui sont attachés (cf. détail ci-dessous) 

Le pilier "éducation" (19%), "au coeur de tout et en avant de tout", arrive en seconde position, loin du pilier "politique générale" (36%) ; celui-ci prend en compte la valeur FRANCE dans toutes ses représentations (nationales, internationales, institutionnelles). Que le pilier "politique générale" soit central paraît plutôt logique dans un discours de candidate à la présidence de la République dont la grande fonction est de faire valoir la France dans le monde. Le discours de S.Royal a donc bien intégré cette dimension.

On notera la faiblesse de représentation des piliers "santé" (2%) et "logement" (3%).

Détail du contenu des 7 piliers

2.1. politique générale et institutions (254 références)
  • France / français : nommés 104 fois / République : 10 / citoyen : 10
  • Europe : 31 / Afrique : 11 / international : 9
  • Politique : 21 / gauche : 1 / droite : 0 / socialisme : 0 (!)
  • Région : 12 / réforme : 12 / État : 8 / institution : 4
  • Société : 11 / service public : 2 / fonctionnaire : 2
  • Vertu(eux) : 4 / solidarité : 2

La France des "Lumières" doit retrouver tout son rayonnement dans le monde et faire en sorte que l'Europe reparte sur des bases qui "élèvent les niveaux de vie et non les abaissent". L'Afrique, pour des raisons géographiques et historiques, est considérée comme un choix prioritaire dans le cadre du co-développement. L'institution Région prend le pas sur l'État. Le propos est plus "vertueux" que "solidaire". L'absence de référence au "socialisme" paraît surprenante. Le discours ne fait d'ailleurs aucune allusion aux 15 années de gouvernance de la gauche !

2.2. l'éducation (130 références)
  • jeune, jeunesse : 40
  • école : 19 / université : 4 / collège : 3 / lycée : 0
  • famille : 16 / parents : 11 / éducation : 10 / enseignant : 4
  • recherche : 10 / formation : 8
  • égalité des chances : 3 / laïque : 1

La cible "jeunes" est très présente dans le discours. Manifestement S. Royal a fait le choix de s'appuyer sur la jeunesse pour gagner. Les jeunes, l'école, les parents sont les acteurs indispensables du changement souhaité. On notera que la laïcité n'apparaît pas vraiment comme en référence.

2.3. le monde du travail (130 références)
  • emploi : 35 / travail : 33 / entreprise, PME : 20 / chômage : 8
  • salaire : 7 / sécurité sociale : 6 / retraite : 5 / SMIC : 4 / charges sociales : 0 / durée du travail : 0
  • syndicats(lisme) : 3 / contrat : 2 / négociations : 2 / code du trav. : 0
  • délocalisation : 3 / précarité : 2
  • artisan : 0 / commerçant : 0

L'emploi est une grande priorité et le travail doit retrouver toute sa "dignité. Je serai la Présidente du travail pour tous et du métier pour chacun". L'intérêt des PME comme entreprises innovantes et créatrices d'emplois est particulièrement souligné. Est-ce que cela veut dire que la France doit faire le deuil de son industrie "lourde" dont le processus de délocalisation serait inévitable? Les négociations pour la revalorisation des bas salaires et des retraîtes commenceront au plus tôt, mais la durée du travail, sujet brûlant, n'est pas évoquée. Enfin artisans et commerçants ne sont pas cités, pourtant il y a là un gisement loin d'être négligeable pour l'emploi et l'apprentissage.

2.4. l'économie (77 références)
  • environnement : 16 / agriculture : 5 / industrie : 3
  • développement : 13 / croissance : 8 / concurrence : 5 / compétitivité : 2
  • déficit : 6 / dette, endettement : 5 / budget : 4
  • fiscalité : 2 / imposition, impôt : 2

L'environnement, dont l'importance pour l'avenir est fortement soulignée, est toujours replacé dans son contexte économique agricole, industriel. Le développement doit être "durable". La croissance sera relancée de façon "dynamique" et "durable" grâce à "l'industrie" et à "la recherche", mais avec quelle fiscalité ? Il n'en est rien dit sinon pour annoncer sa "réforme" et une "fiscalité écologique", sans plus de précisions.

2.5. la Justice (77 références)
  • droit : 20 / justice : 11 / loi : 5
  • juste : 16 / ordre : 6
  • sécurité : 16 / délinquance : 2 / police : 1 / juge : 0

Le Droit est le même pour tous et toutes et pour tous les peuples. La Justice "manque de moyens". La question de la sécurité est surtout abordée sur le plan international ; en France elle est liée à "l'insécurité sociale".

2.6. le logement (24 références)
  • logement : 16 / logement social : 2
  • construction : 3
  • loyer : 2 / accès à la propriété : 1

Cette faiblesse de représentation du pilier logement ne reflète sans doute pas l'insistance mise par S. Royal sur ce sujet, en particulier sur les difficultés rencontrées par les jeunes, certains retraités et les bas salaires pour arriver à se loger.

2.7. la santé (15 représentations)
  • santé : 8 / soins : 2 / à domicile : 0
  • médecin : 4 / infirmier, aide soignante : 0
  • dispensaire : 1 / hôpital : 0

C'est vraiment le pilier faible du discours ! Et c'est faire peu cas des graves questions qui se posent à propos d'un service public de plus en plus remis en cause, à propos des difficultés de recrutement des médecins et des personnels para-médicaux, etc.

(Note de DDA56 : voir l'article consacré au système de santé français sur ce blog)

Conclusion  

Ce discours, tant attendu, a certainement levé en partie la brume persistante.

Il apporte des éclairages intéressants sur les intentions concernant la place de la France en Europe, dans le monde et sur un projet social fortement marqué à gauche. Toutefois des bancs de brume épaisse demeurent : fiscalité, santé, durée du travail ? ; ces points feront certainement l'objet de développements futurs.

Notre crainte serait peut-être plus dans l'absence de références à l'histoire proche,  celle de 1981 : F.Mitterrand et son gouvernement démarrent sur les chapeaux de roues dans l'application de leur programme ; et de 1983 : grand coup de frein, l'économie ne suit pas et révision à la baisse du programme.

Si ce scénario devait se reproduire, peut-être en ne prenant pas assez en compte l'énorme influence d'une économie internationale où le social n'a pas beaucoup de place, on pourrait craindre un rapide retournement d'opinion. "Vous ne croyez plus à la magie des promesses. Vous ne croyez plus aux engagements d'un jour et à la démagogie", plaise à S. Royal que ses propos ne lui soient pas retournés !

Mais pour l'instant considérons que l'attente valait le coup !

Par Marc LORET
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Lundi 19 février 2007
ALAIN DUHAMEL PRIVÉ D'ANTENNE !!!


Pour une vidéo amateur qui date de Novembre 2006 dans laquelle il exprime dans un cadre privé avec des jeunes de l'UDF son intention de voter Bayrou, le journaliste et grand analyste politique Alain Duhamel s'est fait exclure de l'antenne pendant toute la durée de la campagne électorale !


Si les journalistes de télévision ne peuvent plus exprimer certaines de leurs idées personnelles, où va-t-on ? Car il va y avoir du déchet dans les chaines !


Faut-il simplement pour être exclu de l'antenne afficher ouvertement et en toute sincérité ses idées ? La liberté d'expression est-elle refusée à certaines catégories professionnelles ?


Alors dans ce cas, sans vouloir les accabler, bien au contraire, (et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres...) que dire des chroniqueurs de "On a tout essayé" ! On connait les attirances non dissimulées de Laurent Ruckier ou Gérard Miller pour Ségolène Royal, celles non moins dissimulées de Steevy pour Nicolas Sarkozy.


Plus insidieux encore, que dire des "journalistes et présentateurs vedettes" comme PPDA, Michel Drücker, Pascal Sevran qui se gardent bien de dévoiler leurs opinions à l'antenne mais qui ne se privent pas de se positionner en d'autres lieux, en dehors du cadre de leur fonction (comme Alain Duhamel l'a fait ...).


Cher Monsieur Duhamel, je ne partage pas vos opinions politiques (et c'est cela qui donne encore plus de force à mon "coup de gueule") mais je les respecte sans ambigüité. J'ai toujours apprécié vos analyses qui, elles, me semblent toujours très pertinentes et objectives. En tant que citoyen français et fier de l'être, fier des valeurs d'égalité que cette appartenance implique, je vous assure de mon total soutien et vous prie d'accepter mes respectueuses et cordiales salutations.
Par Marc LORET aNIMATEUR dda 56
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Jeudi 1 mars 2007

Ségolène Royal : “Le respect des femmes, c’est la condition de l’égalité”

Ségolène RoyalLe combat pour les droits des femmes est une préoccupation ancienne et constante de Ségolène Royal. Ministre, présidente de région, elle a favorisé les initiatives concrètes en ce domaine. Pour la candidate, l’égalité entre femmes et hommes est la base d’une société plus respectueuse de l’être humain, qu’il s’agisse de la sphère privée et familiale, de la nation, et même de la politique de codéveloppement entre pays du Nord et du Sud.

En 2000, en tant que ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal avait décidé la gratuité de la pilule du lendemain pour les jeunes femmes de moins de 16 ans et sa mise à disposition dans les lycées. À la tête de la région Poitou- Charentes, elle a lancé en 2005 « 10 mesures pour favoriser la place et l’action des femmes dans le monde du travail et dans notre société », créant le prix Initielles, dont l’objet est de promouvoir un projet collectif présenté par des femmes, ou encore le « marrainage », qui permet à des jeunes filles d’être accompagnées dans leur parcours professionnel. Si Ségolène Royal est élue présidente de la République, sa première mesure législative concernera les femmes violentées et discriminées.

A.G : Vous avez annoncé que la lutte contre les violences faites aux femmes serait l’objet de votre première loi. Est-ce un symbole ou une urgence ?

Pour ces centaines de milliers de vies brisées, ces femmes qui vivent dans la peur, ces enfants pour qui l’espace familial n’est pas un lieu protecteur mais un lieu de terreur, c’est une urgence ! Il faut avoir entendu les témoignages des femmes qui ont subi la brutalité de leur compagnon pour appréhender la réalité de leur quotidien : la peur du mot ou du geste qui va déclencher les coups, l’escalade de la violence, l’alternance de la répétition et de la culpabilité, la perte de l’estime de soi. Et, comme pour le viol, l’idée que les victimes seraient aussi coupables. Il n’y a pas si longtemps, ce qui se passait au sein de la famille relevait de la vie privée et ne regardait personne. Il fallait que la violence aille jusqu’au meurtre. Et on parlait de « crime passionnel ». Comme si le droit de propriété était un accessoire de l’amour et une excuse valable !

A.G : Les mentalités évoluent quand même…

Bien sûr, une prise de conscience s’est faite. Les violences faites aux femmes ne bénéficient plus de la même tolérance. Mais la réalité des chiffres est toujours aussi cruelle et les difficultés matérielles à surmonter pour quitter un compagnon violent sont toujours aussi grandes. Ceux qui disent qu’il n’y aurait pas besoin d’une loi, c’est qu’ils se satisfont des résultats !
C’est renoncer que de considérer qu’il n’y aurait plus rien à faire. Je l’ai dit : la première loi présentée au Parlement sera celle-là. Comme la loi espagnole, elle garantira aux femmes la sécurité de leur domicile, assurera la coordination de l’ensemble des acteurs, fixera les moyens de l’hébergement d’urgence. Elle appuiera le travail des associations déjà très mobilisées. Elle mettra l’accent sur la prévention et sur le suivi des victimes comme des auteurs. Les unes et les autres ont besoin d’être aidés. Je crois que là aussi, c’est au premier acte de violence qu’il faut agir.
Cette loi est aussi un signal fort adressé à la société. Je veux rendre visible ce qui est invisible : le travail des femmes, le poids des responsabilités familiales et domestiques, les soins aux personnes âgées, aux malades, les petites et les grandes humiliations, l’exigence d’excellence pour réussir, les inégalités salariales… Tout ce dont notre société s’accommode car elle y trouve son compte. Je veux que les femmes soient respectées car c’est la condition de l’égalité.

A.G : Le combat des femmes pour l’égalité a une longue histoire. Quelle est pour vous la plus grande figure du féminisme ?

L’histoire est pingre à l’égard des femmes, elle ne leur fait pas beaucoup de place et en citer une, c’est un peu faire défaut à toutes celles qui méritent de ne pas être oubliées. Mais si je dois rendre un hommage particulier, je choisis Louise Michel ! Elle suscite admiration et tendresse. Institutrice, elle ouvre une école pour les enfants les plus pauvres, les ouvriers et les mères de famille. On connaît ensuite son héroïsme pendant la Commune : la nuit sur les barricades et le jour à enseigner. Lorsque sa mère est arrêtée, elle se constitue prisonnière en échange de sa libération. Déportée en Nouvelle-Calédonie, elle apprend la langue des Kanaks et… se fait l’institutrice des enfants des déportés et des Kanaks. Infatigable et exemplaire. Ni les arrestations, ni la déportation, ni la prison n’ont eu raison d’elle : elle n’a jamais plié, jamais renoncé !

A.G : Égalité dans le travail, parité, articulation vie familiale et vie professionnelle… Il reste encore beaucoup à faire dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes. Sur quels aspects les efforts doivent-ils se concentrer ?

Tous ! Car tout est lié, tout est imbriqué ! Pour réaliser l’égalité, il faut à la fois agir sur les représentations, faire évoluer les mentalités et les habitudes. C’est une question culturelle, symbolique et sociale.
Il faut commencer dès l’école, les filles sont bonnes élèves, matheuses jusqu’en troisième et sont ensuite absentes des filières scientifiques et techniques. Première condition de l’égalité professionnelle : que l’orientation ne soit pas sexuée. La maternité réalisée ou potentielle demeure un frein à l’évolution des carrières et un prétexte aux inégalités salariales. Les femmes sont écartelées entre toutes leurs responsabilités. Élever des enfants et mener une carrière, c’est négocier en permanence avec sa culpabilité. C’est pourquoi, j’ai mis au premier rang de mes propositions la création d’un service public de la petite enfance : la certitude d’un mode de garde dès la fin du congé de maternité est indispensable.
Et puis, il faut aussi que ça bouge dans les familles et dans les couples ! Même si on apprécie les évolutions chez les jeunes parents, le partage des responsabilités domestiques et familiales n’est toujours pas équitable, les indicateurs récents le révèlent, ce sont toujours les femmes qui interrompent leur vie professionnelle ou la mettent en veilleuse pour se consacrer davantage aux enfants. J’ai créé le congé de paternité quand j’avais en charge le ministère de la Famille, justement pour permettre aux pères de s’impliquer davantage. Je suis fière de cette mesure. Ce congé pour les pères était aussi une belle avancée pour les femmes. Mais, il faut continuer, aller plus loin dans le partage et le soutien aux parents. Je n’accepte pas l’idée que, pour des femmes, enfants et autonomie entrent en contradiction. L’épanouissement, c’est la synthèse des deux !

A.G : Plusieurs de vos mesures en faveur du pouvoir d’achat – revalorisation du SMIC, des petits salaires, des petites retraites – concernent les femmes au premier chef. À l’opposé, le « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy vous paraît-il une solution pour elles ?

Le « travailler plus » de Nicolas Sarkozy est une imposture pour les hommes comme pour les femmes. Depuis quand le travail est-il proposé en abondance et son organisation est-elle à la discrétion des salariés ? Comme si ce n’était pas le chef d’entreprise qui décidait du nombre d’heures supplémentaires ou de la multiplication des temps partiels non choisis.
La réalité, pour la majorité des femmes, c’est un salaire inférieur de 20 % à celui des hommes pour un travail comparable. Chez les ouvriers, l’écart de revenus est de 44 %. 890 000 femmes travaillent, faute de mieux, à temps partiel. Bien sûr,elles voudraient travailler plus ! Mais ce n’est pas en bradant le coût des heures supplémentaires que l’on va garantir un emploi sûr et un salaire décent à celles à qui on ne propose même pas de faire 35 heures. Les mesures que je propose dans le pacte présidentiel, augmentation du SMIC et des petites retraites, lutte contre le travail précaire, sécurité sociale professionnelle, bénéficieront d’abord aux femmes car ce sont elles qui en ont le plus besoin.

A.G : Vous évoquez régulièrement le rôle que peuvent jouer les femmes africaines dans le cadre d’une nouvelle politique de développement. Comment l’envisagez-vous concrètement ?

J’ai souvent dit que je souhaitais une profonde réforme de notre aide au développement. Celleci doit arriver directement aux populations et ne plus se perdre, pour partie, dans des études inutiles ou être détournée par la corruption. Or, les femmes, en Afrique, sont les actrices majeures du développement. Ce sont elles qui font l’essentiel du travail agricole et qui sont impliquées dans de très nombreuses micro-entreprises. Ce sont elles qui subissent encore les corvées d’eau dans les régions les plus rurales et dans certaines zones urbaines. La santé et la qualité de l’alimentation des enfants dépendent d’elles. Pourtant, dans la plupart des cas, les canaux qu’emprunte l’aide au développement privilégient les structures gouvernementales ou, localement, des «responsables » très majoritairement masculins. Les femmes sont artificiellement éloignées des processus de décision et de projets d’aide qui les concernent au premier chef. La collectivité tout entière ne profite ni de leur expérience ni de leur connaissance des besoins réels.
C’est pourquoi il faut donner une priorité à des projets bien identifiés, conduits par des associations de femmes. Le microcrédit doit aussi être fortement encouragé et aidé. Enfin, la lutte des femmes contre les inégalités n’a pas de frontières. Toute avancée dans une région du monde est un progrès pour chacune d’entre nous. Je me sens profondément solidaire des femmes du tiers-monde qui, dans des conditions souvent beaucoup plus difficiles que les nôtres, parfois au milieu de conflits armés, se battent pour leur dignité.

Propos recueillis par Ariane Gil

Par Marc LORET
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Samedi 3 mars 2007

LES RÉUNIONS DU CHANGEMENT

près de chez vous …

 

Vous trouverez régulièrement mis à jour ci-dessous le calendrier des Réunions du Changement classé par circonscription : merci de vous y référer régulièrement.

 
6ème CIRCONSCRIPTION

Vendredi 9 mars

CLEGUEREC

20 h 30 - Salle des fêtes

Mardi 13 mars

HENNEBONT

20 h 30 - Salle de Saint-Gildas

Mardi 20 mars

QUEVEN

20 h 30 – Salle des Arcs

Vendredi 23 mars

GOURIN

20 h 30 – Salle Jacques Lucas

Mardi 27 mars

PLOUAY

20 h 30 – Restaurants Les 3 chateaux

Vendredi 30 mars
GUIDEL

20 h 30 – Salle de Kerprat

Mardi 3 avril

CAUDAN

20 h 30 – Salle de la Mairie

Vendredi 6 avril

LANGUIDIC
20 h 30 – Salle Jo Huitel
Par Marc LORET
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Dimanche 11 mars 2007
Cahiers d'espérances

Ces Cahiers d'espérances découlent d'un an de débats locaux et en ligne. Les "mod's" ont élaboré des synthèses thématiques des débats à partir des 135 000 contributions en ligne et des 6 200 comptes-rendus remontés des débats locaux. Ségolène Royal s'est appuyée sur ces cahiers d'espérances pour présenter son pacte présidentiel.

L'intégralité de ces Cahiers d'espérances est consultable en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_cahiers

Par Marc LORET
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Jeudi 15 mars 2007

SEGOLENE ROYAL ET L'ECONOMIE

Ségolène ROYAL Interviewée par le journal économique " Les échos"

Face à la montée de François Bayrou dans les sondages, deux lignes s'affrontent au PS. Certains vous conseillent d'être plus à gauche, d'autres vous demandent d'assumer le virage social-démocrate. Quelle est votre position ?

La ligne, c'est moi qui la trace. Je suis moi-même, je regarde la réalité de la France telle qu'elle est, je propose des solutions efficaces en expérimentant ce qui mérite de l'être, sans être prisonnière d'aucun dogme. Mais c'est une révolution difficile à accomplir : il faut que les Français acceptent de projeter sur une femme l'exercice du pouvoir.

Si vous êtes élue, ferez-vous le changement en cent jours ou en cinq ans ?

La profondeur de la crise appelle une révolution. Dès l'automne, il y aura un référendum sur les institutions pour instiller une dose de proportionnelle, renforcer les pouvoirs du Parlement, favoriser la démocratie participative, à travers les jurys citoyens, et développer une action politique qui rende compte au jour le jour et qui soit capable de s'affranchir des lobbies. Et immédiatement, je prendrai des mesures pour débloquer l'économie.

Toucherez-vous à l'équilibre des pouvoirs locaux ?

Je ne pense pas qu'on puisse supprimer un échelon, cela mettrait plus de perturbation que d'ordre. En revanche, il faut répartir de façon claire les responsabilités entre les différentes collectivités. C'est ainsi que l'on pourra éviter les doublons. Pour faire cette réforme, il faudra supprimer le pouvoir de veto du Sénat sur les questions institutionnelles.

Quelle sera votre première action économique ?

L'emploi des jeunes. Ce qui ronge le plus la société française, c'est la difficulté qu'éprouvent les jeunes qualifiés à s'insérer sur le marché du travail. Je veux m'inspirer de ce qu'a fait Tony Blair lors de son premier mandat. Il a appelé les entreprises à se mobiliser fortement et il a réussi en très peu de temps à obtenir des résultats

Les emplois-jeunes, cela rappelle ce qu'avait fait Lionel Jospin en 1997...

Les emplois-jeunes n'étaient pas destinés au secteur privé, sauf les associations. Les emplois-tremplins ont aussi vocation à aider à la reprise d'emplois dans les entreprises. Ce qui se passe en régions me rend optimiste : on peut dépasser l'objectif des 500.000 emplois-tremplins en cinq ans si on parvient à sortir de l'économie de la méfiance. Par ailleurs, les universités doivent s'investir dans le placement de leurs étudiants. En contrepartie, elles obtiendront l'autonomie sur leurs budgets.

Après vos consultations avec les partenaires sociaux, les sentez-vous prêts à sortir de ce que vous appelez l'économie de la méfiance ?

J'ai trouvé les syndicats beaucoup plus déterminés que le Medef. Ils ont envie d'entrer dans une nouvelle ère des relations sociales. Le Medef est plus crispé. Je l'ai trouvé en retrait par rapport aux attentes des PME. Le président du Centre des jeunes dirigeants a été beaucoup plus allant. A condition que la logique soit celle du " gagnant-gagnant ", les syndicats sont prêts au compromis social. C'est prometteur.

Quelle réforme de la représentativité souhaitez-vous ?

La représentativité doit être fondée sur l'élection. Les syndicats ne sont pas d'accord entre eux sur l'élection à retenir. Il faudra en discuter. De toute façon, je veux créer les conditions d'un syndicalisme de masse. L'essentiel est que plus aucun salarié n'ait peur d'adhérer à un syndicat.

Vous avez pourtant renoncé à l'adhésion obligatoire des salariés aux syndicats...

C'était une bonne idée, mais trop révolutionnaire pour l'instant.

Qu'est-ce qui relèvera de la négociation entre patronat et syndicats et de la décision politique ?

Sur tous les sujets, la négociation doit avoir le premier mot. Les solutions négociées sont toujours plus intelligentes et plus durables. Ainsi, la conférence sur les revenus et la croissance sera convoquée immédiatement. L'Etat garantira la qualité des négociations et fixera le cap, qui est d'augmenter le pouvoir d'achat. Ensuite, je fais confiance au dialogue social. Le Parlement sera là pour généraliser les accords sociaux et leur trouver des financements. L'une de mes priorités, c'est de réconcilier le pays avec ses entreprises. Comment le peut-il quand le CAC 40 affiche les plus gros bénéfices de son histoire et que les rémunérations des dirigeants sont insolentes, alors que les entreprises sous-traitantes n'ont jamais été autant en difficulté ?

Qu'est-ce qui vous choque particulièrement : les 100 milliards d'euros de bénéfices des grands groupes ?

Ce qui me choque, c'est qu'il y ait autant d'argent, d'un côté, et autant de dégâts sociaux, de l'autre. La logique de financiarisation est destructrice sur le plan économique. Il faut rendre plus transparente la répartition des profits, pour qu'ils soient réinvestis au service de l'emploi. Même les économistes les plus libéraux le disent !

Qui doit décider de cette répartition du profit : les actionnaires comme aujourd'hui ou l'Etat ?

La puissance publique doit aussi s'impliquer.

Etes-vous favorable à une hausse de la fiscalité sur le capital ?

Il ne s'agit pas de l'augmenter par esprit de système, mais d'avantager les entreprises de main-d'oeuvre.

Globalement, travaille-t-on suffisamment en France ?

Le pays doit travailler plus, bien sûr, mais en donnant du travail à ceux qui n'en ont pas aujourd'hui, les jeunes et les seniors. Les entreprises qui veulent faire des heures supplémentaires le peuvent déjà largement.

Comment envisagez-vous la généralisation des 35 heures, notamment pour les très petites entreprises ?

Les partenaires sociaux négocieront.

Vous évoquez souvent l'idée d'aides modulables ou conditionnelles aux entreprises. Pouvez-vous préciser ?

Je souhaite moduler les aides aux entreprises en fonction de leur politique en matière d'emploi, de leur engagement dans l'innovation, mais aussi de leur exposition à la compétition internationale.

Vous avez eu des mots très durs pour les banques...

Elles ne prennent plus de risques pour financer les entreprises, laissant aux collectivités locales le soin de le faire. Ce n'est plus acceptable. Elles doivent aider les PME à se développer.

Comment concevez-vous la modulation de l'impôt sur les sociétés ?

Je suis favorable à une baisse de l'impôt pour les entreprises qui exportent. Car le combat économique est de conquérir des marchés extérieurs.

Quelle serait l'ampleur de la baisse ?

Je n'ai pas, à ce stade, à entrer dans le détail. Ce sera au gouvernement et au Parlement de le faire.

Une entreprise n'exportant pas subirait à la fois la perte de ses allégements de charges et la hausse du SMIC à 1.500 euros... N'est-ce pas un peu lourd ?

Il y a des entreprises qui ont besoin d'aides, d'autres pas. Je veux aider les entreprises qui en ont vraiment besoin, et mettre fin aux effets d'aubaine. Partout, c'est la politique du donnant-donnant qui doit prévaloir.

L'Allemagne a restauré sa compétitivité en abaissant le coût du travail. La France n'a-t-elle pas besoin de cela plutôt que d'une hausse du SMIC et des bas salaires ?

Le pouvoir d'achat du salaire minimum est, en France, l'un des plus bas d'Europe. Et on peut être compétitif avec des salaires corrects pour les salariés.

Selon Eurostat, exprimé en parité de pouvoir d'achat, il est parmi les plus élevés...

Mais cette comparaison est effectuée sur la base d'indices des prix qui ne reflètent pas le pouvoir d'achat réel des bas salaires. C'est pour cela que je veux réinjecter du pouvoir d'achat. Ce n'est pas avec des emplois précaires, mal payés, à temps partiel qu'on aura des salariés motivés, efficaces.

Pour vous, la solution est-elle dans la TVA sociale ?

On connaît les inconvénients de la TVA sociale, qui n'est pas équitable socialement. D'une façon générale, je souhaite stabiliser les règles. Je suis favorable à ce qu'un cadre fiscal et social soit défini avant la fin de cette année, pour les années à venir. Les acteurs économiques ont besoin de visibilité.

Vous voulez maintenir le taux de prélèvements obligatoires ?

Oui. Je ne suis pas de ceux qui prétendent à la fois baisser les prélèvements et la dette. C'est impossible. Il faut être sérieux, sinon on décrédibilise le discours politique.

Sur ce point, vous êtes d'accord avec François Bayrou...

Il n'a pas de programme, François Bayrou, et il s'en vante !

Allez-vous revenir sur la réforme de l'impôt sur le revenu ?

Le nouveau barème a scandaleusement creusé les inégalités. Il devra être redébattu dans le cadre de la loi de Finances 2008. Ce qui s'est passé sur les tranches les plus hautes n'est pas juste.

Pourquoi n'êtes-vous pas plus précise sur ce sujet ? Il est légitime que les Français connaissent vos intentions fiscales avant l'élection.

Je veux que cette question soit reliée au reste. Mon seul dogme en la matière est la justice et l'acceptation de l'impôt. Cela suppose que les Français comprennent ce qu'on fait de leur argent. Je suis favorable à un budget de l'Etat participatif, afin que les Français soient associés à la manière dont est utilisé l'argent de leurs impôts. Moi, je le fais dans ma région. Au niveau national, c'est plus compliqué, mais il faut y réfléchir.

Vous n'avez pas retenu l'idée de Dominique Strauss-Kahn d'un impôt sur les Français de l'étranger ?

Je ne pense pas qu'il faille taxer tous les Français de l'étranger pour empêcher quelques expatriations fiscales. Et je relève un paradoxe : la droite a voté le bouclier fiscal et certains de ses amis s'en vont quand même.

Vous ne toucherez pas à l'ISF ?

Non. Vous avez ouvert votre discours de Villepinte en dénonçant le poids de la dette, avant d'annoncer 100 propositions souvent très coûteuses. Où sont les économies ?

Sur la réforme de l'Etat, il y a des marges de manoeuvre. Nous devons avoir un Etat qui fonctionne bien et qui diminue son train de vie, même si c'est en partie symbolique. Je suis favorable par exemple à la diminution du nombre de ministères. Et puis surtout, il y a la décentralisation. Quand j'ai rencontré José Luis Zapatero en Espagne ou Romano Prodi en Italie, ils m'ont dit tous les deux que c'est par la décentralisation qu'ils ont réduit les dépenses de la collectivité.

Mais en France, la décentralisation s'est toujours traduite par un doublement des postes et des dépenses.

C'est cela justement qu'il faut éviter à l'avenir.

Y aurait-il obligation pour l'Etat de diminuer d'autant le nombre de ses agents ?

Oui. Jusqu'à présent, l'Etat a refusé de se délester et de perdre son pouvoir central. Moi je dis qu'il faut réajuster le nombre des agents publics en fonction des transferts de compétences.

Globalement, quand on raisonne Etat et collectivités ensemble, faut-il baisser les effectifs publics ?

Il faut un redéploiement assez drastique. Dire qu'on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux, comme le fait Nicolas Sarkozy, c'est inacceptable, car c'est détruire les services publics.

Et puis, c'est faire preuve d'un certain mépris pour les fonctionnaires que de leur dire qu'un sur deux ne sert à rien. La réforme nécessaire de l'Etat, la droite ne peut pas la faire parce qu'elle n'aime pas le service public. Moi, je la ferai, parce que je suis attachée au service public.

L'Etat doit-il revenir à 100 % d'EDF ?

Je suis favorable à une maîtrise réelle de l'Etat sur EDF. Et pourtant, je ne suis pas une dogmatique de la nationalisation. Les enjeux sont tels - constitution d'un pôle européen de l'énergie, développement des énergies renouvelables, avenir du nucléaire - qu'il est essentiel que l'Etat maîtrise ce secteur stratégique.

Vous critiquez beaucoup Nicolas Sarkozy, moins François Bayrou...

C'est faux. Son " on ne dépense rien " me paraît très dangereux. Seule une nation qui investit dans les capacités d'avenir - université, recherche, innovation - peut affronter la mondialisation et préparer son avenir.
Par Marc LORET
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Mercredi 28 mars 2007
Pour revenir sur le drapeau ...

Malgré le débat qui s'est instauré autour du problème du drapeau et de la Marseillaise, je ne suis pas loin néanmoins de partager, à ma manière ..., ce genre de convictions qui sont à mon avis tout à fait sincères de la part de Ségolène.
 
On pourra épiloguer longtemps sur la partie visible de l'iceberg, mais il n'en reste pas moins que les valeurs, que le geste emblématique de mettre un petit drapeau à la fenêtre symbolise, n'en sont pas moins respectables et porteuses d'un sentiment d'unité nationale.
 
Si on prenait au pied de la lettre la proposition de Ségolène, avouons que nous ne serions pas les seuls au monde à arborer ainsi nos couleurs un jour de fête nationale ; et ça ne déclenche aucune polémique pour autant, et ce ne sont pas pour autant des pays totalitaires (la Suisse par exemple où le drapeau national foisonne, partout, et tout au long de l'année) !
 
En dehors de cet exemple assez démonstratif, convenons-en quand même, où est passé le drapeau français au fronton des écoles, des églises (propriété de l'état), des casernes de pompiers, des commissariats, des prisons, etc ...
 
Est-il plus grave de mettre un petit drapeau à sa fenêtre le 14 juillet ou de perdre ceux qui doivent être installés sur les édifices publics et propres à rappeler à tous, et à tout moment, l'unité de la Nation ; non, ce sentiment d'unité nationale ne doit pas être réservé aux grandes rencontres sportives internationales, mais il doit appartenir à notre quotidien.

Comme la langue française est le vecteur de notre culture, ce type de symbole doit être celui de nos valeurs nationales.
 
Quel mal y a-t-il, par ailleurs, à réapprendre la Marseillaise dans la mesure où elle est resituée dans son contexte et devient un fait historique d'unité ? Tout au plus, acceptons, non pas d'en changer les paroles, mais de choisir un couplet moins sanguinaire comme le 9ème par exemple :

La France que l'Europe admire

A reconquis la Liberté

Et chaque citoyen respire

Sous les lois de l'Égalité

Un jour son image chérie

S'étendra sur tout l'univers.

Peuples, vous briserez vos fers

Et vous aurez une Patrie !


couplet que nous pourrons chanter à bon escient au soir de la vctoire de Ségolène !

Marc LORET
Animateur DDA 56
 
Par Marc LORET
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